Méthode
Comment je travaille.
Voici comment je cadre, code, sécurise et livre. L'IA accélère mon travail, mais les décisions, la vérification et la responsabilité du résultat restent les miennes.
Avant — cadrer
Cadrer avant de coder.
- Je cherche le vrai problème derrière la demande.
- Je commence par la réponse directe. Le plan en dix étapes seulement s'il le faut vraiment.
- Je remonte à la cause plutôt que de poser une rustine sur le symptôme.
Pendant — déléguer avec contexte
Déléguer à l'IA, avec le contexte.
- J'utilise les agents IA comme un système de production que je contrôle : je cadre, je donne le contexte, je délègue la partie répétitive.
- Un modèle adapté à chaque tâche ; l'IA ne décide pas et ne signe pas.
- Je vérifie le code et l'architecture à la main avant de les garder.
Sur la refonte Capsélys, j'ai automatisé les contrôles avec Playwright pour repérer les régressions, doublés d'un audit visuel à l'œil sur les écrans clés. Les décisions de refonte, elles, sont sorties d'un atelier avec l'équipe, pas d'une recommandation d'outil. L'automatisation fait le travail répétitif, le cadrage reste une décision partagée.
Après — vérifier
Vérifier avant d'affirmer.
- Jamais « c'est fait » sans une preuve : un test, une capture ou une sortie de commande.
- Pas de chiffre inventé. Une donnée sans source, je la marque « non mesuré » au lieu de la combler.
- Sur un sujet à enjeu, je confronte plusieurs sources avant de trancher.
Sur ISCOM, j'ai produit des articles et une FAQ dans Drupal avec de l'IA pour accélérer la recherche et la première rédaction. Rien n'est publié tel quel : chaque affirmation passe un fact-check, et un humain valide avant mise en ligne. L'IA écrit une version de départ, je garde la responsabilité de ce qui sort au nom de l'école.
Livraison — documenter et transmettre
Documenter pour qu'un autre reprenne.
- Git propre, commits atomiques, revue avant de merger (chaque changement isolé et relu avant d'atteindre le produit).
- Des tests sur les parties sensibles, un passage par le staging avant la prod.
- Je documente les décisions et leurs compromis, pour qu'une équipe reprenne le projet sans moi.
claude-code-soul est le cadre que j'ai construit pour piloter des agents IA de façon reproductible : un fichier d'identité, des règles, des skills et des hooks, documentés pour être repris. C'est ma méthode rendue transmissible : au lieu de garder mes réglages dans la tête, je les écris pour qu'ils tiennent d'un projet à l'autre. Ce qui n'est pas documenté ne se transmet pas.
Sécurité
Sécuriser les données et les accès.
- Les secrets (mots de passe, clés d'accès) restent hors du code, dans le trousseau système ; un contrôle automatique le vérifie avant chaque envoi.
- Données clients et mineurs anonymisées, rien de réel n'est publié (RGPD).
- Les actions sensibles comme un push ou une suppression sont verrouillées par une confirmation forte.
Ce qui compte
Ce qui fait la différence avec l'IA.
- L'IA avance vite et prend en charge une part croissante du travail, y compris une partie du jugement. Le nier serait malhonnête.
- Ce qui fait la différence, c'est de savoir exactement ce qu'on veut, et de savoir l'expliquer, à un modèle comme à une équipe.
- Choisir le bon modèle à chaque étape pèse autant que le prompt. Un modèle pour cadrer et planifier, un autre pour exécuter.
- Le vrai enjeu aujourd'hui c'est le coût. On peut presque tout faire, la compétence c'est de le faire au bon prix.
- La responsabilité de ce qui part en production reste signée par un humain. Moi, en l'occurrence.
C'est la méthode appliquée sur Les Petites Griffes, Educool, Capsélys et ISCOM, sur des stacks différentes. De quoi m'intégrer dans une équipe qui doit produire sans casser.